samedi 27 juin 2015

Même pas peur !

Depuis les attentats de Charlie et de l'Hypercasher, ma colère ne s'est pas éteinte.
L'islamisme, cette idéologie dont l'objectif est la mort des démocraties, vient à nouveau de frapper la France et la Tunisie.

Révulsion face aux crimes de Daesh et autres groupes islamistes qui répandent la guerre et la terreur et tentent de déstabiliser nos démocraties.

Colère contre "une certaine gauche" qui ici, en France, nous serine que tout ça est la faute à la misère et à ce qu'elle appelle "l'islamophobie", la faute à Voltaire, alors que nous sommes face à une offensive des tenants d'une idéologie totalitaire, raciste et sexiste, appelée l'islam politique, et cela depuis des années.

Fâchée contre certains médias qui font monter l'anxiété en jouant avec l'horreur des crimes.

Dégoutée par la façon dont l’extrême droite engrange peu à peu les bénéfices de la peur alors qu'elle est elle-même porteuse d'une idéologie totalitaire porteuse de violences racistes et sexistes.

Celles et ceux qui me connaissent l'auront compris.
Pour moi, pas question de céder à la terreur que les islamistes veulent nous imposer en baissant la tête.
Parce que le moindre recul sur la question de la laïcité et des droits des femmes, c'est les laisser avancer.
Je terminerai donc cet article en reprenant une photo qui avait circulé sur les réseaux sociaux après les attentats de Charlie.





mardi 3 mars 2015

Affaire Calandra / Diallo : soutien féministe à la Maire du 20ème

La tentative de détournement de la semaine du 8 mars en mairie du 20ème ardt de Paris  en a choqué plus d'une.
Des féministes dites "historiques", ont rédigé un communiqué de presse, que j'ai eu l'honneur de co-signer, en soutien à Frédérique Calandra.
Merci à elles !



Communiqué de Presse : 

Soutien féministe à Frédérique Calandra, Maire du 20ème arrondissement de Paris





Nous soutenons la décision prise par Mme Frédérique Calandra, Maire du 20ème arrondissement de Paris, d'annuler les débats prévus pour le 8 mars.

Ces débats avaient en effet été organisés de manière à ne laisser la parole qu'à une seule vision politique, un féminisme controversé qui partage les idées du Parti des Indigènes de la République.Cette vision disqualifie les valeurs de la citoyenneté démocratique et le féminisme universaliste au prétexte qu'il serait porté par des "blancs occidentaux". Il dévalorise du même coup les luttes féministes pour l'accès aux droits humains, à l'égalité et à la liberté, qui se développent dans d'autres pays (hors occident).

Une telle position enferme les individus dans des assignations identitaires et va à l'encontre de l'idéal d'autonomie qui fonde le féminisme.

Des débats de cette nature ne seraient propices ni à la réflexion critique ni à la création d'une intelligence collective des questions brûlantes qui se posent à tous, femmes et hommes, français ou non, "blancs" ou non.

Suite aux attentats des 7-8 et 9 janvier, il n'était pas concevable pour une institution publique, de donner la parole sans débat contradictoire, et donc de soutenir des positions politiques dont les représentantes sont au mieux restées silencieuses face à l'assassinat des journalistes et dessinateurs de Charlie Hebdo, des policiers et des juifs, au pire ont pris la parole pour relativiser ces crimes.

Nous avons toutes participé au Mouvement de Libération des Femmes, certaines depuis le début des années 70.Ensemble, nous saluons aujourd'hui, en mars 2015, le courage de Frédérique Calandra, une élue qui a fait preuve de cohérence par rapport aux valeurs qui nous sont communes : liberté, égalité, solidarité, laïcité. Et nous espérons que beaucoup d'autres mairies témoigneront de la même détermination dans leur défense.

Premières signataires : 
Catherine Deudon, photographe auteur de Un mouvement à soi : Images du mouvement des femmes, 1970-2001, 2002, Syllepse;

Liliane Kandel, co-auteur des chroniques du " Sexisme ordinaire "  ( à l'initiative de Simone de Beauvoir), les Temps Modernes, 1973-1983;

Christine Le Doaré, présidente de Sos-Homophobie de 1998 à 2002 et du Centre LGBT Paris IdF de 2005 à 2012;

Claudie Lesselier, responsable du Rajfire ( Collectif féministe d'action et de solidarité avec les femmes migrantes et exilées) et co-présidente de la Maison des femmes de Paris;

Françoise Picq, auteur de Libération des femmes, quarante ans de mouvement, 2011, Dialogues;

Nadja Ringart, co-auteur de Mouvement de Libération des Femmes : Textes premiers, 2009, Stock;

Annie Sugier, Présidente de la Ligue internationale du Droit des Femmes, ( fondée par Simone de Beauvoir),  et Vice-Présidente de la Coordination du Lobby Européen des Femmes ( CLEF);

Ioana Wieder-Atherton, co-fondatrice en 1982 avec Carole Roussopoulos et Delphine Seyrig du Centre audio-visuel Simone de Beauvoir;

Arlette Zilberg, présidente de la Commission Féminisme des Verts puis d'EELV ( 2004-2009); maire adjointe du 20ème ardt de Paris (2001-2008).

                                                                      Paris, le 2 mars 2015

lundi 2 mars 2015

Un 8 mars laïque, universaliste, partout dans le monde, même dans le 20ème !





 Tribune collective : 
Un 8 mars laïque, universaliste, partout dans le monde, même dans le 20ème !







La récupération de mouvements sociaux par des forces conservatrices ou obscurantistes est une constante. En matière de féminisme, elle est parfois spectaculaire. Ce qui vient de se produire en mairie du 20ème arrondissement de Paris en est un exemple.


Gardez-moi de mes ami-es, mes ennemi-es je m'en charge

La maire, Frédérique Calandra, avait confié à son adjointe en charge de l'égalité Femmes/hommes, la programmation d'événements autour du 8 mars, Journée internationale des Femmes.
Bien mal lui en a pris ! 
Cette élue EELV n'a pas hésité à flirter avec des idéologies éloignées de l’émancipation des femmes dont le relativisme culturel et le "féminisme dit pro-sexe".
Oubliant qu'elle représentait la mairie, l'élue EELV a choisi de transformer la semaine du 8 mars en semaine de promotion exclusive de thèses et de personnalités particulièrement polémiques, pour la plupart engagées depuis longtemps aux côtés des Indigènes de la République (PIR), du site Les mots sont importants et dans la lutte contre la loi de 2004 sur le port des signes religieux à l'école : 

- Christine Delphy et Sylvie Tissot, sociologues, sont toutes deux initiatrices du premier Manifeste (2005) des Indigènes de la République; elles sont en outre signataires du manifeste de soutien aux Y'a bon Awards décernés (pour "racisme") à Caroline Fourest en 2012.
- Rokhaya Diallo est animatrice des Indivisibles, groupe à l'origine de ce prix.
- Ndella Paye est porte-parole d'un collectif de mères voilées militant pour l'abrogation de la circulaire Chatel.

Bonjour le 8 mars ! 

Quelques semaines après les assassinats de journalistes de Charlie Hebdo, on peut s'étonner qu'une élue choisisse d'offrir un plateau totalement monochrome à des personnes qui ont signé un texte " contre le soutien à Charlie Hebdo" après le premier attentat de 2011.
Partout dans le monde, la Journée Internationale pour le Droit des femmes est un moment privilégié où les féministes échangent sur leurs revendications, pratiques et stratégies d'émancipation. Militantes, chercheuses, politiques impliqué-es contres les violences sexistes et pour l'égalité entre les sexes, sont invité-es à faire le point et lancer de nouveaux programmes pour battre en brèche la domination masculine et le patriarcat.
C'est l'occasion d'une solidarité internationale avec les femmes qui se battent contre l'oppression des religions d'Etat ou des groupes fondamentalistes.
Aussi, détourner le 8 mars pour promouvoir des personnalités controversées parce qu'elles ne trouvent rien à redire ni aux pressions de l'arbitraire religieux imposées aux femmes, ni aux violences du système prostitutionnel, est pou rle moins manipulatoire.

Même pas peur ! 

Nous saluons l'annulation de cette programmation, acte lucide et courageux de la Maire du 20ème arrondissement de Paris.
Nous connaissons la propension de certains groupes à confisquer la parole des féministes et des partisanes de la laïcité; et leur aptitude à se victimiser à la moindre occasion.
Nous savons la violence avec laquelle Caroline Fourest fut interdite de parole lors d'un débat sur le danger du Front National, à la fête de l'Humanité. 
Nous avons déjà supporté insultes et intimidations proférées par les ami-es de Rhokaya Diallo, issu-es d'une pseudo "syndicat de travailleurs du sexe" pro système prostitutionnel.

Face à cette nouvelle tentative de récupération et de dévoiement de la Journée Internationale de lutte pour les droits des femmes, nous, féministes universalistes, laïques, engagées pour l'égalité Femmes/Hommes, contre le racisme et l’antisémitisme, nous apportons tout notre soutien à Frédérique Calandra, maire du 20ème arrondissement de Paris.

La mise au point de la Maire du 20ème  Frédérique Calandra :
https://www.facebook.com/frederique.calandra/posts/10153165530037948?fref=nf&pnref=story
 
Arlette Zilberg, Christine Le Doaré

Les premières signataires, issues du Mouvement des Femmes : 
Annie Sugier, Djemila Benhabib, Françoise Morvan, Monique Dental, Michèle Loup, Nadia Benmisi, Claudie Lesselier, Bernice Dubois, Marie-joseph Bonnet, Jacqueline Feldman, Martine Cerf, Marieme Helie Lucas, Laure Caille, Isabelle Steyer, Nadine Bouteilly, Ana Pak, Agnès Setton, Josiane Doan, Anaïs Decans, Irène Corradin, Mair Verthuy, Sporenda, Catherine Kintzler, Geneviève Duché, Nelly Trumel, Patricia Duthion, Brigitte Boucheron, Christelle Raspolini, Bernadette Doleux, Evelyne Rochedereux, Mélusine Vertelune, Yael Mellul, Agnès Perrin-Doucey, Françoise Courtiade, Marine Llanes, Françoise Armengaud, Catherine Moreau,  Malika El Idrissi, Josée Contreras, Samira Banna, Sophie Boiszeau, Agnès Bellego, Caroline Merlin, Christelle Di Pietro, Françoise Roux, Claude Strano, Nicole Savey, Soad Baba Aissa, Maïte Albagly, Hypathie, Françoise Brié, Carine Delahaie,Claudy Bouyon, Nicole Crépeau, Marie-Noëlle Gérolami, Jamileh Nedaï, Gisèle Noublanche, Marie-José Salmon, Sabine Salmon...