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jeudi 5 octobre 2017

Sonia Nour et affidées : de la confusion des idées à la course victimaire


In memoriam.




Le 3 octobre 2017, suite à l'acte d'un terroriste islamiste Gare Saint Charles à Marseille, Sonia Nour, collaboratrice en mairie de La Courneuve (93), et ancienne responsable de l'UNEF tweetait :


Suite au tollé provoqué par ce tweet, elle justifiait sur son mur Facebook :
" En France, nous avons l'équivalent d'un Bataclan chaque année pour les femmes."

Mis à part l'injure faite aux victimes que constitue la qualification de martyr pour un terroriste islamiste, il est temps de revenir sur cette manie de certaines féministes de faire des décomptes macabres et de les comparer.

Mais d'où vient donc cette manie ?

En 2005, Liliane Kandel* dans un article intitulé Les discours de la confusion volontaire**, soulignait l'écueil dans lequel sombraient déjà certaines féministes telles Catherine MacKinnon et Andrea Dworkin pour qui, du point de vue des femmes, peu importait la distinction entre terrorisme islamiste et oppression des femmes.
Et oui ! Voilà où mène n'avoir pour seule grille d'analyse, que la domination patriarcale. Une impasse intellectuelle.
Tout décompte macabre, ne peut être réduit à une seule cause : la domination masculine.

Oui, il y a une différence entre vivre dans une démocratie où l'on peut se tourner vers un Etat de droit pour demander justice, et un État ou une idéologie, où la loi assujettit les femmes et les punit de mort lorsqu'elles résistent. C'est d'ailleurs pour cette raison que Maurane et Laura, libres dans l'espace public, ont été massacrées à Marseille.

Non, le nombre de victimes du Bataclan, ne peut être ramené au nombre de victimes des violences conjugales car :
- dans le cas du Bataclan, il s'agit d'un acte répondant à la stratégie d'un groupe politique qui s'estime investi d'un devoir, conformément à une idéologie totalitaire qui veut imposer sa loi.
- dans le cas des violences conjugales, il s'agit d'un consensus misogyne depuis la nuit des temps; elles sont punies par la loi dans les pays démocratiques.

Oui, j'affirme que pour une femmes, mieux vaut vivre en France, en Europe et dans les pays démocratiques, plutôt que vivre sous la loi de l’État Islamique, en Afghanistan, en Iran, au Qatar, en Arabie Saoudite, ou même en Turquie.

Mesdames Sonia Nour et affidées, prouvez-moi le contraire !

* Liliane Kandel, membre du comité de rédaction de la revue Les Temps Modernes.

** Les discours de la confusion volontaire 




mardi 23 février 2016

Respirations laïques, ne nous en privons pas !


Alors que la réalité des attentats plombe notre quotidien et exacerbe les tensions, rien de tel qu’une bonne respiration laïque pour se remettre d’aplomb.
 
Mon coup de cœur* pour la célébration de « Ba-Ta-Clan », opérette d’Offenbach, dans une église luthérienne va à coup sûr m’attirer des quolibets du style « respiration laïque paradoxale », voire un procès en « islamophobie ». Même pas peur : je persiste et signe. Et aux spécialistes en idéologies mortifères, j’oppose cette réalité : dans notre pays laïc, il n’est pas rare que des édifices religieux accueillent la musique profane. 
 
Ainsi donc, l’orchestre « Les Concerts d’Athalie ** » avec la participation de membres de la chorale « Attrape Cœur » a monté Ba-Ta-Clan, « chinoiserie musicale en un acte » de Jacques Offenbach, en l’église Saint-Paul de Montmartre.

Pour rappel, cette opérette  est à l’origine du nom de l’actuelle salle de spectacle, le Bataclan, boulevard Voltaire, dont la réouverture est annoncée pour la fin 2016.

Ba-Ta-Clan, sacrée opérette 


Pièce de résistance qui porte les idées universelles des Lumières, où le pouvoir autoritaire de Napoléon III et des autocrates est tourné en dérision.
Stupéfiante actualité de cette pièce qui pose avec légèreté et humour la question de l'identité française.
Cependant, je ne pense pas me tromper en écrivant que les terroristes ne connaissaient pas l’origine du nom du Bataclan. Les derniers attentats ont ciblé la jeunesse, la musique, la joie de vivre.
Ce 31 janvier, la réponse est venue d’un orchestre, composé principalement de jeunes musiciens et musiciennes, et dirigé par Léonard Ganvert. Dans une église archicomble, il a fait  revivre « Ba-Ta-Clan », avec toute la formidable énergie et générosité de la jeunesse.
Dépassant la douleur post-attentats, c’est avec des rires et des acclamations que le public, composé de proches des musiciens, a "communié" avec l’orchestre et le propriétaire du Bataclan, présent à cet événement.

Message d’espoir.
Respiration laïque. 

* http://arlette20.blogspot.fr/2016/02/ba-ta-clan-de-paris-sao-paulo-hommages.html