Monsieur le Président de la République Française,
Cher Emmanuel,
Aujourd'hui, nous sommes le 22 décembre. Étant donné mon âge, je ne vais pas plancher sur une lettre au Père Noël.
Par contre, je me suis dit que dans ces circonstances, une petite lettre à votre adresse était appropriée, avant la date fatidique du 25.
Je me permets de me présenter en deux mots, car nous ne nous sommes jamais rencontré.es : je m'appelle Arlette ZILBERG et j'ai adhéré à "En Marche!" quelques mois avant votre élection. Pour vous dire la bienveillance que j'aie à votre égard. Je suis également féministe et laïque, et ce depuis ... si longtemps ..., que je détecte, plus vite que mon ombre, les anomalies/inégalités de traitements liées à l'appartenance à un sexe ou un autre. Et, étant rationnelle, j'en recherche les causes.
Dans mon cas, vous comprendrez bien ma consternation en voyant cette photo circuler dans différents médias. Oh, pas qu'elle soit inhabituelle : vous n'êtes pas le premier président à recevoir ces messieurs représentants des religions. Mais c'est qu'avec cette photo couplée à vos propos sur un éventuel danger de "radicalisation de la laïcité", je me suis sentie interpellée, voire insultée. Et depuis hier, une question me turlupine : ces messieurs vous auraient-ils convaincu de cette ineptie qui serait de penser que c'est la laïcité qui met en danger leurs religions, et pas leurs croyances et leurs pratiques venues d'un autre âge ?
Je n'arrive pas à croire que vous n'avez pas relevé, vous aussi, cette anomalie qui me saute aux yeux en regardant cette photo.
Je n'arrive pas à croire que vous n'avez relevé, vous aussi, l'absence des femmes dans cet aréopage.
Je n'arrive pas à croire que vous ne vous soyez pas posé cette question que d'aucuns qualifieront d’anecdotique ou blasphématoire (mieux vaut en rire ...) : pourquoi les femmes sont-elles absentes ?
Pour finir sur une note humoristique, je vous adresse ce fameux dessin de LUZ, qui lui a eu la chance d'échapper au massacre de Charlie Hebdo par des radicalisés. Je ne vous ferai pas l'affront de vous faire une lecture d'image.
Ah, j'oubliais, bien qu'étant dans mes préparations de Noël, et oui, la laïque que je suis décore sa maison et prépare des cadeaux, j'adore, j'ai envie de partager un vœu avec vous : que l'année à venir voie notre monde plus mixte et moins révérencieux face aux pressions de ces religieux obscures et le plus souvent obscurantistes, qui continuent d'ignorer que les femmes sont la moitié de l'humanité, et leur refusent l'égalité.
Monsieur le Président, je vous souhaite de passer de très bonnes fêtes, je vous présente mes meilleurs vœux pour l'année 2018, et vous prie d'agréer mes sincères salutations laïques et féministes.
Arlette ZILBERG.
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vendredi 22 décembre 2017
Lettre ouverte à Emmanuel Macron, président de la République française
Libellés :
ATTENTATS ISLAMISTES,
CHARLIE HEBDO,
DROITS DES FEMMES,
DROITS HUMAINS,
Emmanuel Macron;,
EN MARCHE !,
laïcité,
LUZ,
MACRON,
RADICALISATION DE LA LAÏCITÉ,
représentants des religions,
SEXISME
lundi 22 mai 2017
La Chapelle : femmes dans l'espace public
Après les alertes des journaux et des réseaux sociaux, je me suis rendue en métro à La Chapelle, ce samedi après-midi, vers 14heures. La campagne électorale battant son plein, mieux vaut se faire une idée par soi-même plutôt qu'être instrumentalisée, et même si la pétition de l'association de quartier me semblait crédible.
Bonne surprise dans le métro : des places assises de libres. Même pas bondé à Stalingrad. Ouf, parce que d’habitude, ça craint tellement nous sommes entassé.es. Stratégies d'évitement du corps des autres avec mon sac. Crainte des mecs qui vous collent.
Sortie de la rame : avec ma complice féministe, nous descendons les escaliers, et là, ça se gâte :
Elle est où la Ville Lumière ?
Sous le métro aérien, des grillages, restes de l'évacuation des campements de migrants/réfugiés qui ont rejoint, pour partie, le Centre de Premier Accueil (CPA) sis à Ivry-sur-Seine et déjà surbooké. Mais disons-le tout net : des grillages, pour empêcher l'installation de nouveaux campements, c'est glauque.
A peine sortie du métro, je suis interpellée par des trafiquants en tout genre, qui me tendent des cigarettes, montres et autres marchandises .... tombées du camion. Il faut traverser une haie d'hommes jeunes, regroupés sur le terre-plein, au regard à la fois fuyant et inquiet, mais qui vous regardent avec arrogance si vous vous arrêtez devant eux sans acheter leur marchandise. Malaise. Passez votre chemin. Ne dérangez pas notre business.
Personne dans le square. Il est fermé.
En traversant le boulevard, je croise deux jeunes femmes, tee-shirt et pantalon, cheveux au vent, suivies par un homme souriant, qui ne peut détacher son regard de leurs fesses.
Beaucoup d'hommes, debout en petits groupes, ou en terrasse de cafés, ou qui se promènent nonchalamment.
Et puis, des femmes principalement d'origine sub-sahariennes, hidjabs et jupes longues ou abayas, toutes de noires vêtues, entourées d'enfants, portant de lourd sacs ou poussant poussettes. Ces mêmes femmes qui, une décennie plus tôt, portaient fièrement boubous et décolletés. Impossible d'accrocher leurs regards. Elles tracent, comme si le monde autour d'elles n'existaient pas.
Nous prenons la rue adjacente pour arriver à la Halle Pajol. Un autre monde, une autre population. Je suis sidérée par le contraste.
Nous bifurquons rue Riquet. Quelques jeunes hommes "tiennent les murs".
Rue Max Dormoy, un homme, la cinquantaine, d’origine maghrébine, barbu, nous interpelle. Alors je me souviens de cette maman d’origine tunisienne, qui à mon cabinet, m'a raconté comment elle s'était faite agressée verbalement un soir dans la rue, en rentrant de son travail, par un barbu, parce qu'elle n'était pas voilée.
Nous hésitons puis continuons notre chemin.
Une femme en hidjab, assise par terre, mendie. A 2 mètres, un homme semble la surveiller.
Sur le trottoir en face, l'école publique. Le bâtiment nécessite un ravalement. Je me souviens de l'époque où j'étais institutrice, et où, lors de réunions syndicales, nous comparions la différence de moyens entre les écoles de certains quartiers. Je ne sais si ces disparités existent toujours, mais la façade de cette école n'est pas attractive. Un sentiment de laisser-aller.
Passer devant un immeuble démoli, voir sur le mur mitoyen ces immenses dessins, puis croiser des adolescentes portant hidjabs et jupes longues noires. Ils ont donc gagné dans ce quartier ?
Passerelle, au dessus de la voie ferrée : marché de la misère et petits trafics : femmes en hidjabs assises par terre, qui mendient ou vendent des habits, hommes qui vendent des objets ... tombés du camion.
A hauteur de La Chapelle, nous longeons les grillages sous le métro aérien : détritus, bouteilles cassées, urines dégoulinantes à chaque poteau.
Retour vers le métro, croiser des femmes d'origine maghrébine en hijab et abaya noire. Impossible d'accrocher leur regard.
Elles sont enfermées dans leurs bulles noires.
Nous sommes transparentes, effacées, invisibles.
Bonne surprise dans le métro : des places assises de libres. Même pas bondé à Stalingrad. Ouf, parce que d’habitude, ça craint tellement nous sommes entassé.es. Stratégies d'évitement du corps des autres avec mon sac. Crainte des mecs qui vous collent.
Sortie de la rame : avec ma complice féministe, nous descendons les escaliers, et là, ça se gâte :
Elle est où la Ville Lumière ?
Sous le métro aérien, des grillages, restes de l'évacuation des campements de migrants/réfugiés qui ont rejoint, pour partie, le Centre de Premier Accueil (CPA) sis à Ivry-sur-Seine et déjà surbooké. Mais disons-le tout net : des grillages, pour empêcher l'installation de nouveaux campements, c'est glauque.
A peine sortie du métro, je suis interpellée par des trafiquants en tout genre, qui me tendent des cigarettes, montres et autres marchandises .... tombées du camion. Il faut traverser une haie d'hommes jeunes, regroupés sur le terre-plein, au regard à la fois fuyant et inquiet, mais qui vous regardent avec arrogance si vous vous arrêtez devant eux sans acheter leur marchandise. Malaise. Passez votre chemin. Ne dérangez pas notre business.
Personne dans le square. Il est fermé.
En traversant le boulevard, je croise deux jeunes femmes, tee-shirt et pantalon, cheveux au vent, suivies par un homme souriant, qui ne peut détacher son regard de leurs fesses.
Beaucoup d'hommes, debout en petits groupes, ou en terrasse de cafés, ou qui se promènent nonchalamment.
Et puis, des femmes principalement d'origine sub-sahariennes, hidjabs et jupes longues ou abayas, toutes de noires vêtues, entourées d'enfants, portant de lourd sacs ou poussant poussettes. Ces mêmes femmes qui, une décennie plus tôt, portaient fièrement boubous et décolletés. Impossible d'accrocher leurs regards. Elles tracent, comme si le monde autour d'elles n'existaient pas.
Nous prenons la rue adjacente pour arriver à la Halle Pajol. Un autre monde, une autre population. Je suis sidérée par le contraste.
Nous bifurquons rue Riquet. Quelques jeunes hommes "tiennent les murs".
Rue Max Dormoy, un homme, la cinquantaine, d’origine maghrébine, barbu, nous interpelle. Alors je me souviens de cette maman d’origine tunisienne, qui à mon cabinet, m'a raconté comment elle s'était faite agressée verbalement un soir dans la rue, en rentrant de son travail, par un barbu, parce qu'elle n'était pas voilée.
Nous hésitons puis continuons notre chemin.
Une femme en hidjab, assise par terre, mendie. A 2 mètres, un homme semble la surveiller.
Sur le trottoir en face, l'école publique. Le bâtiment nécessite un ravalement. Je me souviens de l'époque où j'étais institutrice, et où, lors de réunions syndicales, nous comparions la différence de moyens entre les écoles de certains quartiers. Je ne sais si ces disparités existent toujours, mais la façade de cette école n'est pas attractive. Un sentiment de laisser-aller.
Passer devant un immeuble démoli, voir sur le mur mitoyen ces immenses dessins, puis croiser des adolescentes portant hidjabs et jupes longues noires. Ils ont donc gagné dans ce quartier ?
Passerelle, au dessus de la voie ferrée : marché de la misère et petits trafics : femmes en hidjabs assises par terre, qui mendient ou vendent des habits, hommes qui vendent des objets ... tombés du camion.
A hauteur de La Chapelle, nous longeons les grillages sous le métro aérien : détritus, bouteilles cassées, urines dégoulinantes à chaque poteau.
Retour vers le métro, croiser des femmes d'origine maghrébine en hijab et abaya noire. Impossible d'accrocher leur regard.
Elles sont enfermées dans leurs bulles noires.
Nous sommes transparentes, effacées, invisibles.
mardi 2 mai 2017
Voter Macron pour ouvrir le champ des possibles
Longtemps je me suis tue sur mon blog.
Choquée par les attentats islamistes et la montée des obscurantismes ici et dans le monde.
Fachée par l'incapacité du gouvernement à enrayer la montée du vote FN.
Sidérée par la violence des attaques sur les réseaux sociaux.
Décontenancée par les stratégies de la tension en œuvre depuis des années, de la part de l'extrême droite ...mais pas que.
Pas si simple de garder la tête froide face aux populismes qui rivalisent entre :
- dénonciation des "élites dirigeantes"ou fantasmées dirigeantes.
- discours émotionnels qui surfent sur des difficultés réelles, mais dont l'objectif est de désigner et jeter à la vindicte populaire des boucs émissaires et diviser la société.
- excitation d'une catégorie de la population contre une autre.
- valorisation du "peuple", un peuple fantasmé dont les leaders s'autoproclament nos porte-voix.
Pas si simple de garder le cap face aux stratégies de la tension venant :
- de l'extrême droite : contre les ABCD de l'égalité, la Manif pour tous...
- des islamistes et de leurs idiots utiles qui ne sont pas Charlie.
- de "la gauche" gouvernementale qui voulait gagner le prochain congrès du PS.
- de la "gauche" de la gauche gouvernementale qui tablait sur les mouvements sociaux.
- de l'extrême gauche violente qui empêchait chaque manifestation de se dérouler dans le calme.
Il faut bien reconnaître que dans ces conditions, les gouvernements Hollande n'ont pas su ou pu reprendre la main.
Ainsi, pendant des années, nous avons assisté à l'exacerbation des conflits, aux vociférations, à l'hystérisation des débats.
Moi-même j'avais le sentiment que toute manifestation contre le gouvernement faisait partie de cette stratégie de la tension que je refusais. J'ai cherché une porte de sortie.
J'ai quitté EELV, adhéré au Front Démocrate puis à l'UDE. Un peu avant le premier tour de l'élection présidentielle, j'ai rejoint En Marche ! , pensant que seul le candidat Emmanuel Macron pouvait tenir la digue face à Marine Le Pen et son programme de régression.
D'aucun.es me disent que Mélenchon a fait le boulot face à Le Pen. J'ai cru un moment que le populisme de Mélenchon qui surfait sur la colère et les frustrations enrayerait la montée du vote Le Pen. Aujourd'hui je pense qu'ils se sont nourris l'un l'autre : quand on utilise les mêmes ressorts, ça laisse des traces et pire, ça prépare des passerelles.
Je sais gréé à Emmanuel Macron de ne pas participer à l'hystérisation du débat.
Je sais gréé à E. Macron d'avoir à cœur de défendre les valeurs de la République et d'assumer l'héritage des Lumières.
Je sais gréé à E. Macron de vouloir renouveler la gauche qui n'a pas su s'adapter aux formidables changements induits par l'évolution des sciences et des technologies.
Je sais gréé à E. Macron de clamer que le droit à l'avortement est inaliénable, la parité une nécessité, et la gestation pour autrui une atteinte aux droits des femmes, aux droits humains.
Et surtout, je sais gréé à E. Macron de se battre pied à pied contre le programme de M. Le Pen qui nous promet une France rance, repliée sur son passé et sur elle-même, avec des recettes qui partout où elles ont été mises en œuvre ont mené au fiasco économique et à la confiscation des libertés individuelles et collectives.
Non, Macron et Le Pen, ne se valent pas ! Quelles confusions dans l'analyse que faire le parallèle entre un démocrate libéral et l'héritière d'un parti qui s'est nourri au lait du pétainisme.
Quant à cette prédiction pour justifier le vote blanc "Macron c'est le FN dans 5 ans", je me demande encore de quel horoscope elle est issue. Parce que sérieux, Le Pen, c'est pas le FN maintenant ?
Choquée par les attentats islamistes et la montée des obscurantismes ici et dans le monde.
Fachée par l'incapacité du gouvernement à enrayer la montée du vote FN.
Sidérée par la violence des attaques sur les réseaux sociaux.
Décontenancée par les stratégies de la tension en œuvre depuis des années, de la part de l'extrême droite ...mais pas que.
Pas si simple de garder la tête froide face aux populismes qui rivalisent entre :
- dénonciation des "élites dirigeantes"ou fantasmées dirigeantes.
- discours émotionnels qui surfent sur des difficultés réelles, mais dont l'objectif est de désigner et jeter à la vindicte populaire des boucs émissaires et diviser la société.
- excitation d'une catégorie de la population contre une autre.
- valorisation du "peuple", un peuple fantasmé dont les leaders s'autoproclament nos porte-voix.
Pas si simple de garder le cap face aux stratégies de la tension venant :
- de l'extrême droite : contre les ABCD de l'égalité, la Manif pour tous...
- des islamistes et de leurs idiots utiles qui ne sont pas Charlie.
- de "la gauche" gouvernementale qui voulait gagner le prochain congrès du PS.
- de la "gauche" de la gauche gouvernementale qui tablait sur les mouvements sociaux.
- de l'extrême gauche violente qui empêchait chaque manifestation de se dérouler dans le calme.
Il faut bien reconnaître que dans ces conditions, les gouvernements Hollande n'ont pas su ou pu reprendre la main.
Ainsi, pendant des années, nous avons assisté à l'exacerbation des conflits, aux vociférations, à l'hystérisation des débats.
Moi-même j'avais le sentiment que toute manifestation contre le gouvernement faisait partie de cette stratégie de la tension que je refusais. J'ai cherché une porte de sortie.
J'ai quitté EELV, adhéré au Front Démocrate puis à l'UDE. Un peu avant le premier tour de l'élection présidentielle, j'ai rejoint En Marche ! , pensant que seul le candidat Emmanuel Macron pouvait tenir la digue face à Marine Le Pen et son programme de régression.
D'aucun.es me disent que Mélenchon a fait le boulot face à Le Pen. J'ai cru un moment que le populisme de Mélenchon qui surfait sur la colère et les frustrations enrayerait la montée du vote Le Pen. Aujourd'hui je pense qu'ils se sont nourris l'un l'autre : quand on utilise les mêmes ressorts, ça laisse des traces et pire, ça prépare des passerelles.
Je sais gréé à Emmanuel Macron de ne pas participer à l'hystérisation du débat.
Je sais gréé à E. Macron d'avoir à cœur de défendre les valeurs de la République et d'assumer l'héritage des Lumières.
Je sais gréé à E. Macron de vouloir renouveler la gauche qui n'a pas su s'adapter aux formidables changements induits par l'évolution des sciences et des technologies.
Je sais gréé à E. Macron de clamer que le droit à l'avortement est inaliénable, la parité une nécessité, et la gestation pour autrui une atteinte aux droits des femmes, aux droits humains.
Et surtout, je sais gréé à E. Macron de se battre pied à pied contre le programme de M. Le Pen qui nous promet une France rance, repliée sur son passé et sur elle-même, avec des recettes qui partout où elles ont été mises en œuvre ont mené au fiasco économique et à la confiscation des libertés individuelles et collectives.
Non, Macron et Le Pen, ne se valent pas ! Quelles confusions dans l'analyse que faire le parallèle entre un démocrate libéral et l'héritière d'un parti qui s'est nourri au lait du pétainisme.
Quant à cette prédiction pour justifier le vote blanc "Macron c'est le FN dans 5 ans", je me demande encore de quel horoscope elle est issue. Parce que sérieux, Le Pen, c'est pas le FN maintenant ?
dimanche 2 octobre 2016
Laïcité : ouverte, positive, inclusive, revancharde ? Pourquoi pas libellule ou papillon ?
Ce qui est bien avec la laïcité, c'est qu'on ne s'ennuie pas. D'ailleurs, si tu veux plomber un repas de famille, tu lances, comme ça, l'air de rien, le sujet. Et vous, vous en pensez quoi de la laïcité ? C'est BINGO, à tous les coups !
Alors, pour vous donner des billes avant de faire le test, je me suis penchée sur quelques adjectifs qui ont été accolés au mot laïcité, ces dernières décennies.
Laïcité ouverte : apparue dans les années 80-90 dans un contexte de guerre scolaire concernant les financements des écoles publiques laïques et des écoles privées catholiques. Une porte doit être ouverte ou fermée, certes. Mais pour la laïcité, ouverte à quoi ? Ah oui, aux religions, ce qui équivaut à la fin de la séparation de l'église et de l'Etat, et d'ailleurs à la fin de la laïcité. Belle expression pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes !
Laïcité inclusive : quelques sociologues islamo-gauchistes, anti-capitalistes mais adeptes du modèle multiculturaliste anglo-saxon, et ne sachant pas comment se battre contre la loi de 2004 sur les signes ostentatoires à l'école, ont tenté cette expression. La réalité fut que cette loi, dénoncée régulièrement par les tenants de l'islamisme, a plutôt apaisé le climat dans les écoles. Mauvaise pioche !
Laïcité positive : le chantre de cette expression fut Nicolas Sarkozy, Et je vous le donne en mille, ce fut lors de son discours de Latran, en décembre 2007. Et oui, c'était là ! Vous vous souvenez de cette phrase ? " L'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur". D'accord, il venait de rencontrer le pape et ça avait du lui tourner les esprits, le pauvre. A Rome madame Michu ! Amen.
Laïcité revancharde : voilà la petite dernière, née aujourd’hui, de la bouche même d'un candidat postulant à la plus haute fonction de notre Etat. Très fort monsieur Macron pour le bad buzz. Déjà que vous utilisez un vocabulaire guerrier inadéquate, mais rajouter le suffixe "ARD" comme dans : connard, trouillard, roublard, crevard, vicelard, triquard, cabochard ..., c'est la grosse artillerie quand même. Elle vous a fait quoi la laïcité ?
D'accord, ces quelques définitions ne font pas partie de l'excellent Dictionnaire amoureux de la laïcité, d' Henri Pena-Ruiz, et que je vous conseille soit dit en passant. D'ailleurs, ça pourrait pas, car ces quelques expressions appartiendraient plutôt à un "Dictionnaire de la ruine de la laïcité".
Et ça, on n'en est pas encore là, foi de laïcarde !
Alors, pour vous donner des billes avant de faire le test, je me suis penchée sur quelques adjectifs qui ont été accolés au mot laïcité, ces dernières décennies.
Laïcité ouverte : apparue dans les années 80-90 dans un contexte de guerre scolaire concernant les financements des écoles publiques laïques et des écoles privées catholiques. Une porte doit être ouverte ou fermée, certes. Mais pour la laïcité, ouverte à quoi ? Ah oui, aux religions, ce qui équivaut à la fin de la séparation de l'église et de l'Etat, et d'ailleurs à la fin de la laïcité. Belle expression pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes !
Laïcité inclusive : quelques sociologues islamo-gauchistes, anti-capitalistes mais adeptes du modèle multiculturaliste anglo-saxon, et ne sachant pas comment se battre contre la loi de 2004 sur les signes ostentatoires à l'école, ont tenté cette expression. La réalité fut que cette loi, dénoncée régulièrement par les tenants de l'islamisme, a plutôt apaisé le climat dans les écoles. Mauvaise pioche !
Laïcité positive : le chantre de cette expression fut Nicolas Sarkozy, Et je vous le donne en mille, ce fut lors de son discours de Latran, en décembre 2007. Et oui, c'était là ! Vous vous souvenez de cette phrase ? " L'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur". D'accord, il venait de rencontrer le pape et ça avait du lui tourner les esprits, le pauvre. A Rome madame Michu ! Amen.
Laïcité revancharde : voilà la petite dernière, née aujourd’hui, de la bouche même d'un candidat postulant à la plus haute fonction de notre Etat. Très fort monsieur Macron pour le bad buzz. Déjà que vous utilisez un vocabulaire guerrier inadéquate, mais rajouter le suffixe "ARD" comme dans : connard, trouillard, roublard, crevard, vicelard, triquard, cabochard ..., c'est la grosse artillerie quand même. Elle vous a fait quoi la laïcité ?
D'accord, ces quelques définitions ne font pas partie de l'excellent Dictionnaire amoureux de la laïcité, d' Henri Pena-Ruiz, et que je vous conseille soit dit en passant. D'ailleurs, ça pourrait pas, car ces quelques expressions appartiendraient plutôt à un "Dictionnaire de la ruine de la laïcité".
Et ça, on n'en est pas encore là, foi de laïcarde !
samedi 17 septembre 2016
Niqab et canal salafiste sur France Info - suite.
Tadam !
Hier, à peine après avoir publié mon article "Niqab et canal salafiste sur France Info" , soupçonnant des journalistes de France Info de bidonnage et de manipulation de l'information, je tombe sur l'article d'Annabel Benhaiem publié sur le Huff Post.
Ainsi donc, il est avéré que cette video diffusée sur France Info, rapportant une "rencontre fortuite" est juste un bidonnage journalistique.
Je me permets donc de répondre aux questions que je soulevais hier :
1) Cette militante avérée n'aurait-elle pas monté sciemment une opération pro-voile intégral ?
Réponse : oui. La présence auprès d'elle de Rachid Nekkaz, l'homme qui paie les amendes des femmes en niqab verbalisées l'atteste : Nous savons aujourd'hui que la journaliste l'avait sollicité pour l'accompagner faire un reportage à diffuser sur une chaîne publique à propos des femmes en voile intégral en France. Nous savons aussi que la journaliste a suivi cette madame Niqab de chez elle à la Promenade des anglais. Donc, visite organisée avec la militante + mise en scène = bidonnage des journalistes.
2) Y-a-t-il eu une tentative de manipulation de la part de ces journalistes pour nous faire penser que tout se vaut, ou s'agit-il d'une incompétence crasse ?
Réponse : La tentative de manipulation de l'opinion est avérée et le manque d'éthique des journalistes aussi. Parler de hasard d'une rencontre, de "rencontre fortuite" alors que cette rencontre a été organisée relève de la manipulation. Filmer sur le même plan une touriste déstabilisée par la vue d'une femme en niqab en ce lieu de recueillement et une militante salafiste au discours bien rôdé relève du bidonnage de la mise en scène au profit de la femme en niqab qui avait largement participé à la mise en scène.
3) Les journalistes (voire leur rédaction ), seraient-ils sensibles aux sirènes salafistes qui chaque jour, en se posant comme victimes, veulent nous faire gober que nous devons respecter leurs dogmes obscurantistes, alors que notre pays et nos lois les rejettent massivement ?
Réponse : oui. Ce bidonnage laissant la part belle au discours pro-voile intégral, l'atteste. Quelques journalistes islamo-gauchistes sur cette chaîne celà n'étonnerait personne.Quant à la rédaction de France info ou la hiérarchie de France Télévision, nous le saurons bientôt en fonction ou non du soutien dont bénéficieront les journalistes qui ont monté cette video infâme.
4) Comment des journalistes d'une chaîne publique digne de ce nom, peuvent-ils nous servir en ce lieu, le respect aux femmes portant niqab plutôt que le respect dû aux morts du terrorisme ?
Réponse : le rôle du journaliste est détourné. Il est devenu l'instrument consentent d'une propagande. Pire : Cette mise en scène, en ce lieu de recueillement, et avec comme actrice principale une militante salafiste connue, arborant le même uniforme que ceux revendiqués par Daesch et les terroristes islamistes est une insulte aux morts, aux survivants et à leurs proches. Il révèle aussi le peu d'éthique journalistique qui sévit.
Conclusion : Si vous trouvez qu'il est inadmissible qu'une chaîne publique dénature à ce point la voix de la France, voici le lien pour le formulaire à envoyer au CSA, Conseil Supérieur de l'Audiovisuel
Nos morts, de Charlie à Nice, en passant par l'Hypercacher valent mieux que les insultes de France Info !
Hier, à peine après avoir publié mon article "Niqab et canal salafiste sur France Info" , soupçonnant des journalistes de France Info de bidonnage et de manipulation de l'information, je tombe sur l'article d'Annabel Benhaiem publié sur le Huff Post.
Ainsi donc, il est avéré que cette video diffusée sur France Info, rapportant une "rencontre fortuite" est juste un bidonnage journalistique.
Je me permets donc de répondre aux questions que je soulevais hier :
1) Cette militante avérée n'aurait-elle pas monté sciemment une opération pro-voile intégral ?
Réponse : oui. La présence auprès d'elle de Rachid Nekkaz, l'homme qui paie les amendes des femmes en niqab verbalisées l'atteste : Nous savons aujourd'hui que la journaliste l'avait sollicité pour l'accompagner faire un reportage à diffuser sur une chaîne publique à propos des femmes en voile intégral en France. Nous savons aussi que la journaliste a suivi cette madame Niqab de chez elle à la Promenade des anglais. Donc, visite organisée avec la militante + mise en scène = bidonnage des journalistes.
2) Y-a-t-il eu une tentative de manipulation de la part de ces journalistes pour nous faire penser que tout se vaut, ou s'agit-il d'une incompétence crasse ?
Réponse : La tentative de manipulation de l'opinion est avérée et le manque d'éthique des journalistes aussi. Parler de hasard d'une rencontre, de "rencontre fortuite" alors que cette rencontre a été organisée relève de la manipulation. Filmer sur le même plan une touriste déstabilisée par la vue d'une femme en niqab en ce lieu de recueillement et une militante salafiste au discours bien rôdé relève du bidonnage de la mise en scène au profit de la femme en niqab qui avait largement participé à la mise en scène.
3) Les journalistes (voire leur rédaction ), seraient-ils sensibles aux sirènes salafistes qui chaque jour, en se posant comme victimes, veulent nous faire gober que nous devons respecter leurs dogmes obscurantistes, alors que notre pays et nos lois les rejettent massivement ?
Réponse : oui. Ce bidonnage laissant la part belle au discours pro-voile intégral, l'atteste. Quelques journalistes islamo-gauchistes sur cette chaîne celà n'étonnerait personne.Quant à la rédaction de France info ou la hiérarchie de France Télévision, nous le saurons bientôt en fonction ou non du soutien dont bénéficieront les journalistes qui ont monté cette video infâme.
4) Comment des journalistes d'une chaîne publique digne de ce nom, peuvent-ils nous servir en ce lieu, le respect aux femmes portant niqab plutôt que le respect dû aux morts du terrorisme ?
Réponse : le rôle du journaliste est détourné. Il est devenu l'instrument consentent d'une propagande. Pire : Cette mise en scène, en ce lieu de recueillement, et avec comme actrice principale une militante salafiste connue, arborant le même uniforme que ceux revendiqués par Daesch et les terroristes islamistes est une insulte aux morts, aux survivants et à leurs proches. Il révèle aussi le peu d'éthique journalistique qui sévit.
Conclusion : Si vous trouvez qu'il est inadmissible qu'une chaîne publique dénature à ce point la voix de la France, voici le lien pour le formulaire à envoyer au CSA, Conseil Supérieur de l'Audiovisuel
Nos morts, de Charlie à Nice, en passant par l'Hypercacher valent mieux que les insultes de France Info !
Libellés :
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NICE,
NIQAB,
SALAFISTE,
TERRORISME
vendredi 16 septembre 2016
Niqab et canal salafiste sur France Info
Ce vendredi 16 septembre, quelle ne fut pas ma sidération face à cette vidéo diffusée sur la chaîne de service public France Info, et rapportant une conversation à Nice sur la Promenade des anglais, meurtrie par l'attentat islamiste du 14 juillet et devenue lieu de recueillement.
Puis vint la colère, des recherches sur internet, où j'apprends que cette même dame portant niqab n'était pas vraiment une inconnue, comme le montre l'article paru le 1/07/2014 sur l'Express.fr .
Alors quelques questions :
- Cette militante avérée n'aurait-elle pas monté sciemment une opération de propagande pro- voile intégral ?
- Comment France Info peut il diffuser cet échange en mettant sur le même plan une touriste déstabilisée par la vue d'un niqab en ces lieux, et une militante salafiste qui arbore le même uniforme que ceux revendiqués par Daesh et par les terroristes islamistes ?
-Y-a-t’il eu une tentative de manipulation de la part de ces journalistes pour nous faire penser que tout se vaut, ou s'agit-il d'une incompétence crasse ?
- Les journalistes (voire leur rédaction) seraient-ils sensibles aux sirènes salafistes qui chaque jour en se posant comme victimes, veulent nous faire gober que nous devons respecter leurs dogmes obscurantistes alors que notre pays et nos lois les rejettent massivement ?
- Comment des journalistes d'une chaîne publique digne de ce nom peuvent-ils nous servir le respect dû aux femmes portant niqab plutôt que celui dû aux morts dans un tel lieu ?
- Comment une chaîne publique peut-elle tomber aussi bas et dénaturer la voix de la France ?
- Comment se fait-il qu'une femme portant niqab puisse impunément contrevenir à la loi de notre République en ces lieux ?
Nos morts, de Charlie à Nice, en passant par l'Hypercacher valent mieux que France Info !
Puis vint la colère, des recherches sur internet, où j'apprends que cette même dame portant niqab n'était pas vraiment une inconnue, comme le montre l'article paru le 1/07/2014 sur l'Express.fr .
Alors quelques questions :
- Cette militante avérée n'aurait-elle pas monté sciemment une opération de propagande pro- voile intégral ?
- Comment France Info peut il diffuser cet échange en mettant sur le même plan une touriste déstabilisée par la vue d'un niqab en ces lieux, et une militante salafiste qui arbore le même uniforme que ceux revendiqués par Daesh et par les terroristes islamistes ?
-Y-a-t’il eu une tentative de manipulation de la part de ces journalistes pour nous faire penser que tout se vaut, ou s'agit-il d'une incompétence crasse ?
- Les journalistes (voire leur rédaction) seraient-ils sensibles aux sirènes salafistes qui chaque jour en se posant comme victimes, veulent nous faire gober que nous devons respecter leurs dogmes obscurantistes alors que notre pays et nos lois les rejettent massivement ?
- Comment des journalistes d'une chaîne publique digne de ce nom peuvent-ils nous servir le respect dû aux femmes portant niqab plutôt que celui dû aux morts dans un tel lieu ?
- Comment une chaîne publique peut-elle tomber aussi bas et dénaturer la voix de la France ?
- Comment se fait-il qu'une femme portant niqab puisse impunément contrevenir à la loi de notre République en ces lieux ?
Nos morts, de Charlie à Nice, en passant par l'Hypercacher valent mieux que France Info !
vendredi 19 août 2016
Ne dites pas à la presse internationale que je suis contre le burkini, elle me croit islamiste !
On aurait tant aimé passer cette période estivale au calme. Et même quelques instants de répit après les massacres de Nice et de Saint-Étienne-du-Rouvray.
Mais l'agenda de l'islam politique en a décidé autrement. Les tenants de cette idéologie politico-religieuse totalitaire continuent leur offensive. Les polémiques autour du burkini sont à l'ordre du jour de nos islamistes qui enchaîneront probablement sur les cantines scolaires à la rentrée.
Dans ce climat délétère, que certains médias internationaux, il faut comprendre anglo-saxons, relayés par des medias français, veuillent nous faire croire que les polémiques en France relèvent du fanatisme laïque, c'en est trop !
D'ailleurs, pourquoi cette presse internationale ne relaie-t-elle pas les propos des intellectuels qui luttent dans leurs propres pays ou qui ont dû s'exiler ?
Plusieurs hypothèses :
- cette presse internationale aurait des accointances avec le Qatar ou un autre pays islamiste...
- cette presse internationale soutiendrait le système multiculturel communautariste qui permet l'existence de tribunaux islamiques comme en Angleterre concernant les affaires familiales.
- cette presse internationale ne connaît même pas l'existence de ces personnes qui luttent au quotidien et parfois au péril de leur vie, pour vivre dans la dignité et que soient respectés les droits humains pour les femmes.
Alors au cas où seule la dernière hypothèse serait vérifiée, et afin de combler cette lacune, voici quelques références prouvant que même en dehors de France, des personnes se lèvent contre le burkini, et pas des moindres :
- Waleed Al-Husseini : écrivain, nous explique depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, comment les islamistes tentent d'imposer le burkini.
- Malika Boussouf, éditorialiste au quotidien Le Soir d'Alger qui dans une interview donnée à Télérama témoigne de la guerre faite aux corps des femmes par Daesh, mais aussi par les islamistes en Algérie.
- Tahar Ben Jelloun, membre de l'académie Goncourt, qui dans un article intitulé Burqa Plage ! appelle son gouvernement à réagir à " cette nouvelle dictature de l’ignorance, de la frustration et de la bêtise."
- Fatiha Daoudi juriste et militante des droits humains, qui prend à partie le directeur de Médiapart ans un article intitulé Non Monsieur Plenel, le burkini n'est pas un vêtement comme un autre!
Et pour finir sur une note humoristique, parce que nous en avons sacrément besoin, un dessin de presse de Yann Barte, intercepté sur les réseaux sociaux, concernant un certain commissaire politique solidaire des signes sexistes #EdwyenBurkini
Avis n°1 à la presse internationale qui ne connaît pas d'opposition au burkini en dehors de la France : il suffit d'aller sur les réseaux sociaux pour étoffer cette liste.
Avis n°2 : la laïcité n'a jamais tué personne, alors que l'islamisme tue tous les jours.
Mais l'agenda de l'islam politique en a décidé autrement. Les tenants de cette idéologie politico-religieuse totalitaire continuent leur offensive. Les polémiques autour du burkini sont à l'ordre du jour de nos islamistes qui enchaîneront probablement sur les cantines scolaires à la rentrée.
Dans ce climat délétère, que certains médias internationaux, il faut comprendre anglo-saxons, relayés par des medias français, veuillent nous faire croire que les polémiques en France relèvent du fanatisme laïque, c'en est trop !
D'ailleurs, pourquoi cette presse internationale ne relaie-t-elle pas les propos des intellectuels qui luttent dans leurs propres pays ou qui ont dû s'exiler ?
Plusieurs hypothèses :
- cette presse internationale aurait des accointances avec le Qatar ou un autre pays islamiste...
- cette presse internationale soutiendrait le système multiculturel communautariste qui permet l'existence de tribunaux islamiques comme en Angleterre concernant les affaires familiales.
- cette presse internationale ne connaît même pas l'existence de ces personnes qui luttent au quotidien et parfois au péril de leur vie, pour vivre dans la dignité et que soient respectés les droits humains pour les femmes.
Alors au cas où seule la dernière hypothèse serait vérifiée, et afin de combler cette lacune, voici quelques références prouvant que même en dehors de France, des personnes se lèvent contre le burkini, et pas des moindres :
- Waleed Al-Husseini : écrivain, nous explique depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, comment les islamistes tentent d'imposer le burkini.
- Malika Boussouf, éditorialiste au quotidien Le Soir d'Alger qui dans une interview donnée à Télérama témoigne de la guerre faite aux corps des femmes par Daesh, mais aussi par les islamistes en Algérie.
- Tahar Ben Jelloun, membre de l'académie Goncourt, qui dans un article intitulé Burqa Plage ! appelle son gouvernement à réagir à " cette nouvelle dictature de l’ignorance, de la frustration et de la bêtise."
- Fatiha Daoudi juriste et militante des droits humains, qui prend à partie le directeur de Médiapart ans un article intitulé Non Monsieur Plenel, le burkini n'est pas un vêtement comme un autre!
Et pour finir sur une note humoristique, parce que nous en avons sacrément besoin, un dessin de presse de Yann Barte, intercepté sur les réseaux sociaux, concernant un certain commissaire politique solidaire des signes sexistes #EdwyenBurkini
Avis n°1 à la presse internationale qui ne connaît pas d'opposition au burkini en dehors de la France : il suffit d'aller sur les réseaux sociaux pour étoffer cette liste.
Avis n°2 : la laïcité n'a jamais tué personne, alors que l'islamisme tue tous les jours.
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jeudi 31 décembre 2015
Vœux 2016, spéciale dédicace à la génération Charlie-Bataclan : je vous aime !
2015 se referme, avec son cortège de fantômes qui me hantent depuis le 7 janvier.
La douleur a tari mon désir d'écrire sur mon blog, si ce n'est à propos des événements qui nous ont submergé-es. Trop plein.
Nombre d'entre vous, qui êtes ni sur twitter ou facebook, m'ont demandé pourquoi je ne donnais plus de mes nouvelles.
Nombre d'entre vous m'ont demandé pourquoi je ne figurais pas sur les listes pour les élections régionales.
2015 se referme sur des petites déceptions, reflets des petites et grandes lâchetés qui nous ont menés dans l'impasse des attentats. Mais aussi sur la satisfaction de nouvelles rencontres qui me permettent de continuer à penser un monde meilleur. Et puis cet événement qui fera probablement entrer notre président Hollande dans les livres d'histoire : les 195 états de la planète réunis pour la COP21 à Paris, et adoptant un accord, 1 mois après ce funeste 13 novembre.
Les attentats ont sonné le glas des années bisounours.
La génération Bataclan, celle de nos enfants, va devoir nommer et affronter ses ennemis, surmonter les décès, les blessures, les séquelles.
Et nous qui n'étions qu'une poignée à alerter du danger de cette ignominie que représente l'islam politique, nous sommes aujourd’hui des milliers à nous serrer les coudes et à affirmer les valeurs républicaines, la laïcité, et notre attachement à la vie.
Nous sommes la génération Charlie, nous sommes la génération Bataclan.
Le temps n'est plus où des illusionnistes arrivaient à faire prendre des vessies pour des lanternes en faisant pleurer sur ces "pauvres terroristes" et sur ces "pauvres femmes" à qui on interdit de porter la burqa.
Le temps est révolu où des charlatans arrivaient à étouffer les discours laïques, féministes et antiracistes dénonçant l'imposture des idéologies islamistes ( Frères musulmans ou Daesh).
Des voix de plus en plus nombreuses s'élèvent pour dire qu'il y a des valeurs universelles et non négociables pour rendre le vivre ensemble possible, dont l'égalité entre les femmes et les hommes.
Des mouvements pointent le bout de leur nez, ici et là. Ils mettent en avant les valeurs de liberté d'égalité et de fraternité sans jamais les dissocier. Ainsi, ils font obstacle aux idéologies de la haine, qu'elles soient djihadistes ou lepénistes. Car si en France, la palme 2015 revient à Daesh, je n'oublie pas la filiation de la boutique FN-Le Pen & Co.
Souhaitons que 2016 soit l'année de la victoire des lumières sur l'obscurantisme et les idéologies de haine. En cette veille de 2016, comme vous, je reste debout et vous dédie ce poème de Prévert, et cette photo d'un petit bout de notre terre si cher à mon cœur.
Notre Père qui êtes
aux cieux
Restez-y
Et nous nous resterons sur la terre
Qui est quelquefois si jolie
Avec ses mystères de New York
Et puis ses mystères de Paris
Qui valent bien celui de la Trinité
Avec son petit canal de l'Ourcq
Sa grande muraille de Chine
Sa rivière de Morlaix
Ses bêtises de Cambrai
Avec son Océan Pacifique
Et ses deux bassins aux Tuilleries
Avec ses bons enfants et ses mauvais sujets
Avec toutes les merveilles du monde
Qui sont là
Simplement sur la terre
Offertes à tout le monde
Éparpillées
Émerveillées elles-même d'être de telles merveilles
Et qui n'osent se l'avouer
Comme une jolie fille nue qui n'ose se montrer
Avec les épouvantables malheurs du monde
Qui sont légion
Avec leurs légionnaires
Aves leur tortionnaires
Avec les maîtres de ce monde
Les maîtres avec leurs prêtres leurs traîtres et leurs reîtres
Avec les saisons
Avec les années
Avec les jolies filles et avec les vieux cons
Avec la paille de la misère pourrissant dans l'acier des canons.
Restez-y
Et nous nous resterons sur la terre
Qui est quelquefois si jolie
Avec ses mystères de New York
Et puis ses mystères de Paris
Qui valent bien celui de la Trinité
Avec son petit canal de l'Ourcq
Sa grande muraille de Chine
Sa rivière de Morlaix
Ses bêtises de Cambrai
Avec son Océan Pacifique
Et ses deux bassins aux Tuilleries
Avec ses bons enfants et ses mauvais sujets
Avec toutes les merveilles du monde
Qui sont là
Simplement sur la terre
Offertes à tout le monde
Éparpillées
Émerveillées elles-même d'être de telles merveilles
Et qui n'osent se l'avouer
Comme une jolie fille nue qui n'ose se montrer
Avec les épouvantables malheurs du monde
Qui sont légion
Avec leurs légionnaires
Aves leur tortionnaires
Avec les maîtres de ce monde
Les maîtres avec leurs prêtres leurs traîtres et leurs reîtres
Avec les saisons
Avec les années
Avec les jolies filles et avec les vieux cons
Avec la paille de la misère pourrissant dans l'acier des canons.
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