samedi 4 février 2012

Contraception, avortement, maternités ? on lâchera rien !

Ne boudons pas nos victoires :

Après la réouverture du centre IVG de Tenon (75020), le maintien de la Maternité des Lilas nous a fait chaud au coeur.

Pour autant, les mobilisations concernant la santé continuent.
Et sur ce créneau les femmes sont en première ligne : il faut dire qu'avec les fermetures des maternités de proximité, la restructuration des hôpitaux en grands pôles, et la disparition de 179 centres IVG ces dix dernières années, les revendications féministes font écho dans la société.  
Pour preuve, l'affluence, dimanche dernier, à la réunion du Collectif  Tenon sur l'histoire de l'avortement dans le 20ème ardt de Paris. .
Une réunion rondement menée :
- Historique du droit à l'avortement et à la contraception

- Témoignage d'une copine qui avait signé le Manifeste des 343 femmes déclarant publiquement, le 5 avril 1971, qu'elles avaient avorté, alors que l'avortement était interdit.

- Exposé d'anciennes copines du MLAC 20ème, qui ont aidé les femmes à avorter ( avortements clandestins ou accompagnement à l'étranger ) . Elles avaient même ressorti une valise avec tout le matériel nécessaire ... des reliques : spéculums, bougies pour aider à la dilatation de l'utérus, pompes à vélo pour l'aspiration ( cf méthode Karman ) .. et la couverture pour que les femmes n'aient pas froid.

- Situation de l'accès à la contraception et à l'avortement aujourd'hui en France, avec ce dernier chiffre calamiteux : 5000 départs à l'étranger pour avorter. Mais aussi, très souvent une impossibilité de choisir entre avortements médicamenteux ou interventions chirugicales sous anesthésie locale ou générale.

- Accès des mineures à la contraception et à l'avortement.

- Accès des femmes étrangères ou sans papiers à la contraception et à l'avortement

- Débat avec la salle où étaient présentes des responsables du collectif " Touche pas aux Bluets" et la responsable du centre IVG de l'hôpital de Bicêtre. 










Nous sommes sorti-es de cette réunion bien décidées à continuer à nous battre pour le respect de nos droits.

 N'en déplaise à Marine le Pen qui prône le déremboursement de l'IVG ou à  son compagnon ( vice-président du FN) qui se déclare contre ' l'avortement de confort", pour l'adoption et le salaire maternel !

N'en déplaise aux intégristes catholiques qui viennent prier devant l'hôpital Tenon  pour demander la re fermeture du centre IVG !

N'en déplaise à la politique libérale de la santé mise en œuvre par le gouvernement Sarkozy dont la conséquence est de priver les femmes du droit à disposer de leur corps.

Alors oui, malgré le froid qui sévit ces derniers jours à Paris, ce samedi 4 février, nous serons présent-es, demain à 11h devant l'hôpital St Antoine ( 75012 ) pour nous opposer à la fermeture de la maternité de l'hôpital St Antoine et de son centre IVG !
 NON aux fermetures des maternités et CIVG !
Rassemblement régional devant l'hôpital Saint-Antoine à Paris le 4 février à 11h00

jeudi 19 janvier 2012

La Maison du Bas Belleville va Crescendo

Gagner des élections n'est pas une mince affaire.
Pour les écologistes, c'est un vrai casse-tête !
Pourtant, j'ai la conviction que peu à peu, nous gagnerons la majorité culturelle dans ce pays.
J'en veux pour preuve tous ces événements dont je fais parfois part sur mon blog.

En 2001, lorsque nous parlions " développement durable", nous passions pour des extra-terrestres ..
Ce soir, j'ai assisté à l'inauguration d'un Centre de Ressources pour le Développement Durable, implanté dans le Centre Social du Bas Belleville (75020). 

Réseau Social, Solidaire et Développement Durable

Après des années de déshérence, le Centre Social du Bas Belleville qui accueillait entre autre, une halte-garderie, a été repris par l'association Crescendo.
L'association Crescendo gère aujourd'hui 5 lieux d'accueil de la Petite Enfance sur le 20ème ardt. En effet, les associations gérant des crèches ou halte-garderies sont souvent en difficulté, et la venue de Crescendo a permis d'éviter la fermeture de ces établissements, tout en garantissant une certaine éthique.
Il faut savoir que cette association est membre du groupe SOS, dont l'un des credo est d'agir pour une société durable et solidaire.
De là à accueillir dans les locaux du centre social, un centre de ressources pour le développement durable, il n'y avait qu'un pas.
C'est donc l'ONG " La Case", investie sur le développement local et la solidarité internationale qui a monté le dossier : rénovation du 2ème étage du Centre social pour en faire un lieu chaleureux, adapté à recevoir le Centre de Ressources. Ce sont les jeunes de l'association " Jeunesse Feu Vert" qui ont travaillé des mois sur ce chantier solidaire, avec des matériaux issus de la récupération ou du commerce équitable. Ce Centre est un relais du réseau " Ritimo ", réseau d'information pour le développement durable et la solidarité internationale.

Bonne route au Centre de Ressources !

Ce soir, une petite centaine de personnes ont participé à l'inauguration du Centre de Ressources. Visite des locaux, discours des responsables du Centre Social et de la Case, remise d'un chèque aux jeunes de Feu Vert.
Puis, bien entendu, l’incontournable pot de l'amitié .... pot issu de l'agriculture biologique ...

Décidément, la culture écolo avance dans la société. 
Il ne nous reste plus qu'à être en capacité de gagner une majorité politique.
Et cela, c'est une autre paire de manches.

vendredi 6 janvier 2012

bonjour 2012 !

OUF !
2011 est passé avec son lot de désespoirs dont le paroxysme a bien été la catastrophe de Fukushima.
 
Alors, entre 2 coupes de champagne ( et oui, on n'en finit pas de noyer 2011 ), on se plait à rêver :

Sarkozy va-t-il dégager ?
La moitié de l'humanité va-t-elle trouver sa dignité ?
...
On pourrait comme ça,  formuler une liste infinie de souhaits et de questions plus ou moins personnelles, et réaliser ainsi un inventaire à la Prévert.
Je vous épargne le mien, car il ne serait pas à la hauteur de celui-ci :




Bonne année 2012 à toutes et à tous ! 
                                                              Arlette.